Très Haut Débit

C’est quoi ?

Un accès Internet THD est défini à partir d’un débit supérieur à 30 Mbps (Méga bits par secondes). Les applications du THD sont très nombreuses et cela dans plusieurs domaines :

Pour la culture et le divertissement : Jeux vidéo, série TV en 4K, visites de musées virtuelles, visioconférences …

Pour la santé : Transmission des dossiers médicaux dématérialisés, échange d’imagerie médicale en très haute définition, chirurgie à distance (robot piloté). Les nouveaux usages médicaux se développent  également à domicile grâce aux objets connectés ou la domotique : des logements connectés, pilotables à distance, qui assurent confort et sécurité pour les malades, les personnes âgées ou en situation de handicap. Avec le très haut-débit, l’e-santé devient une réalité.

Pour l’éducation et l’apprentissage : 

Dans les établissements scolaires avec des manuels numériques enrichis, tablettes tactiles en classe ou encore le soutien scolaire interactif.

Pour la formation en entreprise, avec les modules d’auto-apprentissage appelés e-learning,

ou depuis chez soi avec les cours en ligne, appelés Mooc.

Pour les entreprises :

avec l’échange rapide de données à grande échelle,

le stockage externe de ces données, « le cloud computing (informatique dans les nuages)»,

la fluidité des interfaces audio et vidéo pour le travail collaboratif, le télétravail ou les visioconférences.

C’est pour quand ?

Initialement le plan national THD annonçait une échéance à 2025. Les élus de la région Nord Pas de Calais ont décidé de faire du THD un chantier prioritaire. En mutualisant les moyens des différentes structures (EPCI, Département, Région), notre Région a réussi à obtenir une échéance à 2021 (c’est le plan le plus ambitieux à l’échelle européenne). Le combat des élus  a permis de concentrer les efforts en priorité sur les communes les moins bien desservies. C’est avec un grand enthousiasme que j’ai appris lors de la réunion du syndicat mixte de la fibre numérique 59/62 l’arrivée de la fibre optique à Roquetoire entre 2018 et 2019.

Voirie et travaux divers

Comme à l’accoutumée, les employés communaux ont rebouché les nids de poules, entretenu les espaces verts et les chemins de randonnée, fleuri la commune, réalisé de nombreux petits travaux de bâtiments et  d’aménagement de la voirie et en particulier :

 
·         Pose de barrières de sécurité à la sortie du cimetière vers l’école ;
·         Déplacement de l’abri des bouteilles de gaz de la salle des fêtes ;
·         Installation d’un banc à la source Saint Michel ;
·         Assainissement pluvial au carrefour rue Basse / rue du Calvaire ;
·         Reprise de l’assainissement pluvial rue de Warnes ; 
·         Câblage informatique du rez-de-chaussée de l’ancienne école ;
·         Remise en état de la couverture du Hangar May ;

·         Alimentation souterraine du hangar May en électricité et en eau ;

 

Bois de Ligne

Pour améliorer la sécurité de tous les usagers de la route, une aire de croisement a été créée dans le virage du bois de Ligne.

 

Rue du Stade

Une aire de retournement a été créée à l’extrémité de la rue du Stade.

 

Rehaussement du silo à bois

Possibilité maintenant de se faire livrer un camion complet de 35 m3

·         Mise en place de la nouvelle signalétique commerciale

·         Finition de la signalétique Village Patrimoine

 

Travaux de la RD 197, rue de Mametz

Les travaux de la rue de Mametz entre les établissements BEDAGUE et la sortie de la commune sont terminés. En liaison avec le Département, qui a refait la chaussée, la commune a pris en charge l’assainissement pluvial et l’aménagement des trottoirs. Ces travaux sont financés en partie par le Département et par l’Etat.

Gravillonnage des chaussées

La fondation de nos routes communales ne permet pas à l’eau de s’évacuer correctement. L’eau reste piégée, gonfle et dégonfle avec le gel et dégel et déstabilise la route. Du coup, pour freiner cet effet, il faut réaliser des gravillonnages (ou enduits superficiels) pour assurer une bonne imperméabilité superficielle.

C’est l’entreprise ARQUES ENROBES qui a réalisé, en 2016, les enduits superficiels de la rue Haute, d’une partie de la rue de Warnes d’Amont et de l’extrémité de la rue de Ligne. Le décollement des gravillons sans doute lié à l’émulsion utilisée a été constaté et l’entreprise s’est engagée à reprendre ces désordres en 2017.

Feux citoyens

Les feux tricolores de la rue d’Aire sont opérationnels depuis le mois d’octobre 2016. Il s’agit de feux-récompense. Le feu ne passe au vert que si le véhicule ne dépasse pas les 50 à l’heure.

 

 

Maison des services publics

On y accueillera prochainement le cybercentre (l’un des 7 du Pays de Saint-Omer), une permanence du Comité d’Histoire. Suite à une réunion en sous-préfecture en décembre 2016, plusieurs services ont donné leur accord pour s’y installer.

L’agence postale de Roquetoire existe désormais (depuis septembre 2016). La communauté de communes du Pays d’Aire, dont c’était le dernier exercice, a porté le projet jusqu’au bout, ce qui nous a valu une subvention de l’Etat de 50.000 €. La Poste de son côté a apporté 60.000 € pour l’aménagement intérieur. La commune met le local à disposition. La Communauté d’Agglomération de Saint-Omer supportera le salaire de Cathy Mouton, subventionné par la Poste.

 

 

Ferme May

Le city-stade construit par la communauté de communes pourra servir de terrain de sports à l’école et au centre de loisirs. A terme, il sera la propriété de la commune.

Un parking paysager y est également prévu. Le hangar devient hangar municipal et accueillera aussi le siège des colombophiles.

La proximité de l’école ouvre des perspectives : le parking paysager permettra de décongestionner les entrées et sorties d’école. Le city stade servira de terrain de sports. La MARPA sera un site multi générationnel.

Nous ne sommes pas encore propriétaires du site acquis par l’EPF (Etablissement Public Foncier du Nord-Pas-de-Calais) qui a procédé à la destruction de la ferme May. Les règles à respecter étaient très contraignantes : il y avait de l’amiante dans les tôles en fibrociment.

Zone économique

 Nous militons depuis pas mal de temps pour la création d’une zone économique à Roquetoire, emplacement réservé sur le PLU.  Ces terrains n’étant pas constructibles, les études de sol engagées par la CCPA permettent d’envisager la concrétisation de ce projet, qui permettrait également de disposer d’un accès vers le stade et vers l’entreprise Lourdel. Le dossier sera désormais porté par la CAPSO. En accord avec les entreprises concernées, nous nous employons à le faire avancer dans l’intérêt bien compris de tous.

 

 

 

Plan Local d’Urbanisme

Le plan local d’urbanisme a été voté par le Conseil Municipal le 29 mars 2013. Les documents sont consultables en mairie.

Chaufferie au bois

  Initialement, il était prévu que le groupe scolaire soit chauffé au gaz propane. Devant le coût prohibitif du gaz et le danger potentiel qu’il présente, la nouvelle municipalité a étudié la possibilité d’adopter un autre système, s’orientant ainsi vers un choix marqué du sceau du développement durable : le choix d’énergies renouvelables et non polluantes. C’est aussi une démarche « AGENDA 21 ».

  Utilement conseillés par  l’association A PETIT PAS et LA MAISON DU BOIS, nous avons donc engagé une réflexion sur la faisabilité d’une chaufferie automatique au bois.

    Daniel Deniselle, rentrant de vacances en Charente Maritime – où il avait visité une installation qui donnait satisfaction – nous a confortés dans notre cheminement.

    Avec Jean Marie Briche nous avons parcouru de nombreux kilomètres afin de  visiter des installations identiques (Outreau, Hardelot (le château), Ecoivres, Holnont dans l’Aisne etc… Toutes donnent  satisfaction aux utilisateurs.

     Nous avons vu au travail des machines énormes capables de réduire en plaquettes un peuplier de 60 cm de diamètre en quelques minutes. D’autres plus petites pour récupérer le bois des haies (100 m de haies exploités tous les 10 ans suffisent pour chauffer une maison de 100M²).

        Le bois vert mis en tas sèche naturellement en 4 à 6 mois sans apport d’énergie extérieure. (Certains ont pu en voir un énorme tas en empruntant la route de Boulogne à hauteur du village d’Escoeuilles, exploité par les Ets Fichaux).

        Pourquoi avoir choisi le bois ?

·         Pour son bilan carbone quasi neutre (seuls le fuel consommé pour le broyage et le transport sont polluants). Préservation de l’environnement (lutte contre le réchauffement climatique).

·         C’est une énergie renouvelable de la région – des plantations de TTCR (taillis à très courte rotation) – idéale pour traiter les zones humides et les effluents de station d’épuration. On trouve également  du Miscanthus (genre de bambou à croissance rapide). On contribue ainsi à la gestion dynamique du patrimoine forestier et bocager.

·         Par rapport au fuel, l’économie réalisée approche les 50 %, elle est d’un tiers par rapport au gaz.

·         C’est en outre une énergie qui permet de créer des emplois localement (3 à 4 fois plus que pour l’utilisation d’énergie fossile).

·         Elle offre la possibilité de diversifier l’activité agricole.

·         Cette énergie offre en outre la possibilité d’adjoindre un réseau de chaleur  pour chauffer tous les bâtiments communaux.

On constate une hausse générale du prix des énergies depuis 1999. En particulier une hausse très importante du fuel, du propane et du gaz naturel depuis 2004.

Le coût de l’électricité reste plus stable mais nettement supérieur aux autres énergies.

            Même si le bois connaît une petite hausse, son coût au KWH est le plus avantageux.

      A titre de comparaison :  prix de 2009

 – Lorsque l’on consomme 10€85 d’électricité, il en coûte 10€61 de gaz propane, 6€38 de fioul, 4€20 de blé, 4€13 de granule de bois et 3€30 de plaquettes.

 – Pour 1000kwh, il faut 1M3 de plaquettes soit 30€  ou 100l de fioul soit 75€ ou encore 78 kg de propane soit 106€ (tarifs de janvier 2011).

 

            Grâce aux subventions de l’ADEME, de la Région et du Département, le retour sur investissement sera relativement rapide.

Roquetoire est l’une des premières communes du Pas-de-Calais  à s’équiper (après Reclinghem). Aujourd’hui Norrent-Fontes, Arques et Anvin semblent se lancer dans la filière.

{gallery}chantiers/chaufferie{/gallery}

Inauguration du groupe scolaire

Le 25 septembre, de nombreux parents accompagnés de leurs enfants, la plupart des enseignants, la directrice, les élus, la sous-préfète, l’inspecteur de l’éducation nationale, le député et la sénatrice étaient réunis autour du maire, Michel Hermant, à l’occasion de l’inauguration officielle du groupe scolaire Martin Luther King. Le ruban était tenu par deux anciens directeurs : M. Vanderswaelmen et Mme Davidson.

Lors des discours qui ont suivi, plusieurs intervenants ont souligné à quel point le choix du nom de Martin Luther King correspondait aux valeurs républicaines que les enseignants ont pour mission d’inculquer aux enfants. Son combat pacifique pour la reconnaissance des droits civiques des noirs américains fut en effet exemplaire. Abattu en 1968 par un fanatique, il rejoint au Panthéon des pacifistes tous ceux qu’il fallut tuer pour les faire taire : Jaurès, Gandhi, etc …

Son célèbre discours de Washington (« I have a dream ») est dans toutes les mémoires : des enfants en lurent des extraits.

 alt

{gallery}chantiers/INAUGURATION{/gallery}

Le discours du Maire

Il avait fait un rêve.

Il avait rêvé d’un monde plus juste où les hommes auraient vécu libres et égaux en droits.

Il, c’est Martin Luther King.

Ce Martin Luther King, pour les gens de ma génération, fait partie des morts illustres des années 60 avec les frères Kennedy. J’avais 17 ans quand on l’a tué. J’avais l’âge où se forgent les convictions. J’avais 17 ans et Martin Luther King faisait partie de ces splendides orateurs qu’on ne peut faire taire qu’en les tuant.

Comme Gandhi, comme Jaurès, il a payé de sa vie son pacifisme.

Comme Mandela, il avait aussi parfois payé de sa liberté la défense de ses idées.

Ce combat, c’est amusant, il l’avait vraiment commencé en 1955 à Montgomery (Alabama) en soutenant Rosa Parks, une ouvrière noire qui avait refusé de céder son siège dans un bus à un passager blanc.

Ses convictions, il les a défendues avec enthousiasme, avec éloquence, au sein du mouvement de protestation civile, un mouvement pacifique. Ses convictions, il les a payées cher, très cher : sa maison sera dynamitée, sa famille menacée.

Comme Gandhi, il était convaincu que la résistance non-violente est l’arme la plus puissante dont les peuples opprimés disposent dans leur lutte pour la liberté.

Le 28 août 1963, ce sera la célèbre marche pour les droits civiques où il prononcera son célèbre discours : « I have a dream », dont les enfants vous lisent des extraits.

En 1964, son action sera couronnée par le Prix Nobel de la paix.

En 1965, la loi sur le droit de vote met fin à la ségrégation.

En 1968, il se rend à Memphis pour soutenir la grève des éboueurs de la ville. C’est là qu’il sera tué par un tireur isolé.

Mais son combat, même s’il n’est pas complètement fini, on peut dire qu’il l’a gagné. Si les Etats-Unis ont aujourd’hui un président à la peau noire, c’est à Martin Luther King qu’on le doit.

Nous avions fait un rêve, n’est-ce pas Jacques.

Nous avions fait le rêve, voici deux ans et demi, que nous pouvions gérer une commune, sans parti pris, sans esprit de caste, en servant au mieux l’intérêt général, en étant à l’écoute.

Aujourd’hui, après avoir mené à bien d’importants chantiers – l’église, l’école -, après avoir fini ce qui était engagé – le lotissement, les salles de danse -, après avoir engagé de nouveaux chantiers – sécurité routière, voies douces – nous avons toujours la même foi chevillée au corps. Même si les difficultés sont réelles, même si la conjoncture est morose, même si la réforme des collectivités nous inquiète, nous avons toujours la conviction que nous pouvons mener à bien ce que nous avons entrepris, la conviction que nos rêves peuvent devenir réalité.

L’école, c’est une obligation pour une commune.

En France, c’est simple :

  • le lycée, c’est la région ;
  • le collège, c’est le département ;
  • l’école, c’est la commune.

Il y a une répartition des tâches entre la commune et l’Etat. L’Etat assure la paie des enseignants qui ont le statut de fonctionnaires d’Etat. Rappelons que le maire n’a aucun pouvoir hiérarchique sur les enseignants. Même si certains pensent le contraire (anecdote).

L’Etat organise les programmes, le cadre juridique, l’aspect pédagogique. La commune assume tout le reste : les locaux (construction et entretien), l’électricité, l’eau, le chauffage, le téléphone, la connexion internet, l’assurance, la cantine, la garderie, le ramassage scolaire, avec les frais de personnel et les charges que cela représente : les ATSEM, les femmes de ménage, le personnel pour la cantine et la garderie, le chauffeur du bus, l’accompagnatrice. Heureusement qu’il y a des contrats aidés. J’espère que les contrats aidés ne seront pas victimes du plan de rigueur !

L’école, c’est une obligation pour une commune, disais-je ! C’est une obligation pour une commune d’adapter ses locaux à l’évolution de la population scolaire, c’est une obligation pour une commune comme la nôtre de regrouper sur un même site les diverses classes, de limiter les déplacements pour des raisons de sécurité, entre les classes, la cantine, la garderie, la bibliothèque, le cybercentre, le terrain de sports, etc …

A Roquetoire, enfin, presque tous ces éléments sont désormais réunis sur un même site : les 9 classes, la cantine, la garderie avec une salle de motricité et même un patio … Et bientôt, je l’espère, l’école numérique.

Deux mots au sujet de l’école numérique. C’est l’AMRF qui a sensibilisé l’État sur ce sujet. L’objectif était de doter les communes de moins de 2 000 habitants. 5 000 communes ont été retenues sur les 8 000 candidates. Roquetoire était bien sûr candidate. Mais ne fut pas retenue parce que dans le Pas-de-Calais, on a décidé de donner la priorité aux RPI. Comme Roquetoire n’est pas en RPI, nous attendons toujours !

Vous l’avez peut-être su : nous avons eu la visite de l’inspecteur d’académie il y a quelques jours. Je lui ai signalé l’apparent paradoxe qu’il y a pour l’État à se féliciter de voir une commune comme Roquetoire faire d’énormes efforts pour moderniser son école et de voir ce même État ne pas apporter sa pierre à l’édifice en dotant l’école du matériel informatique nécessaire. Ce que j’appelle la cerise sur le gâteau ! 10 000 €, Madame la Sous-Préfète ! 10 000 €, Monsieur l’Inspecteur !

L’AMRF a demandé une dotation complémentaire. Nous sommes toujours demandeurs, bien sûr !

Cette école, c’est une longue histoire.

C’est une longue histoire parce que les parents d’élèves et les enseignants ont attendu longtemps ce regroupement sur un seul site de toutes les classes.

Une fois les travaux lancés début 2008, ils ont encore attendu près de deux ans la fin de cette extension. Les nouveaux locaux n’ont été occupés qu’en janvier 2010. Le préfabriqué n’a été détruit qu’en juillet 2010 (entre le début des vacances et le démarrage du centre aéré). Le bitume de la cour n’a pu être posé qu’il y a quelques jours.

Bien sûr, il faut rendre à César ce qui appartient à César. Les plans ont été dessinés par M. Lenouvel et l’appel d’offres a été lancé avant les municipales de 2008.

Félicitations à M. Lenouvel pour cette conception architecturale. Pas HQE mais presque ! Nous avons apporté quelques correctifs : la chaufferie au bois plutôt que le gaz, le parking pour les enseignants sur le côté, un parking végétalisé. Le sationnement côté rue de Mametz, revu et corrigé, le parking pour les parents sans possibilité de reculer sur la chaussée et avec un sens unique, la limitation à 30 KM/H, le stationnement du bus rue Saint-Michel, le renouvellement du mobilier de la cantine, la réfection de la cour de l’école, …

Voilà ! Tout le monde a vu ces locaux. M. Vasseur dit que la plus belle école du Pas-de-Calais, c’est Enquin-les-Mines ! J’espère que Roquetoire est sur le podium ! Et elle sera encore plus belle avec sa classe numérique !

Il faut remercier nos financeurs. L’État, qui a joué son rôle avec la DGE et la réserve parlementaire de Mme Henneron, le Département qui s’implique également sur l’école et sur la voirie, la Région, l’ADEME et le département encore pour la chaufferie, la CAF sur le mobilier de la cantine, l’Etat et la réserve parlementaire de M. Lefait sur la rue Saint-Michel.

Je ne vais pas vous accabler de chiffres. Cette aide est substantielle, même si elle ne nous évite pas d’avoir recours à l’emprunt pour financer un tel investissement. Et vous savez ce qu’on dit : « les emprunts d’aujourd’hui sont les impôts de demain ».

Mais à ceux qui pourraient nous reprocher un tel investissement, je répondrai que je ne connais pas une entreprise, pas une collectivité qui puisse investir sans recourir à l’emprunt.

On fait souvent allusion ces derniers temps à la solidarité entre les générations pour expliquer que les actifs paient les retraites des anciens. C’est vrai ! Mais les anciens ont financé les écoles, les collèges, les lycées et tout notre système social et sanitaire. La solidarité, elle joue dans les deux sens.

Voilà, Mesdames, Messieurs les enseignants, nous vous donnons un bel outil. Nous essaierons de l’améliorer encore. Autrement dit, il y aura encore des travaux si nous pouvons les financer. L’ADEME et la Région acceptent de financer la chaufferie au bois à la condition que nous nous engagions à isoler l’ancien bâtiment qui est aux normes des années 70. La FDE va nous aider à faire disparaître l’affreux poteau EDF rue Saint-Michel. On va rajouter ça à la longue liste des travaux qui restent à faire : la sécurité routière, l’assainissement, la voirie, la bibliothèque, la modernisation de la mairie, l’isolation de la salle des fêtes, le PLU, le développement du secteur locatif, la maison de retraite, les voies vertes, les cheminements piétonniers, …

Je remercie les enseignants, les parents d’élèves, les élèves, pour leur patience et leur compréhension. Je remercie toutes les entreprises qui ont participé à cette construction (14 lots !), je remercie à nouveau les financeurs et les contribuables de Roquetoire qui n’ont pas fini de payer pour cette école, je remercie tous les adjoints qui se sont impliqués sur ce chantier, Jacques Cordiez en particulier qui s’est beaucoup investi sur ce dossier, « A petits pas » qui nous a accompagnés sur la chaufferie et l’ADEME, et bien sûr M. Lenouvel qui a imaginé cette école.

Vous vous plaisez, Mesdames, Messieurs les enseignants, à souligner les performances de nos écoliers lors des tests que vous organisez. Nul doute qu’avec un tel outil les résultats seront à la hauteur de vos espérances, de nos espérances. Nul doute que nos enfants seront ainsi mieux armés pour affronter un avenir incertain.

J’ai commencé mon propos en rappelant le combat de Martin Luther King pour la liberté de tous, l’égalité entre les hommes, pour la fraternité entre les peuples. Ces objectifs rappellent la devise de la République. Ce sont aussi les objectifs de l’école républicaine.

Longue vie à l’école Martin Luther King !

Vive la République !

Vive Roquetoire !

Marpa

Nous avons le soutien de la MSA sur ce dossier. Reste à trouver le bailleur social qui acceptera d’investir (construire et  rembourser les emprunts avec les loyers des locataires). La prise de conscience générale du processus en cours de vieillissement de la population (50 % de la population de l’audomarois aura plus de 60 ans en 2050) devrait permettre à ce dossier d’évoluer positivement. La commune serait très bientôt en mesure de proposer un terrain pour accueillir la construction.